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02

mars

2012

Prix record de l'essence : des solutions concrètes pour amorcer la transition énergétique

Le prix de l’essence à la pompe atteint aujourd'hui des niveaux record. Et ça n’est pas près de s’arrêter : on continue à consommer toujours plus de pétrole sur la planète, alors que la production ne suit pas et que les tensions géopolitiques liées au contrôle des ressources ne peuvent que pousser vers une hausse des prix du pétrole.

A ce titre, il est estimé qu'en cas de tension politique majeure (par exemple, le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran), le baril de pétrole pourrait rapidement atteindre les 150 $.

 

Cette évolution n'est pas une surprise. Malgré de nombreux signaux d’alerte notamment le rapport 2011 de l’Agence Internationale de l’Énergie qui estimait que la production de pétrole avait commencé à décliner en 2006 en raison de la raréfaction de la ressource. Aujourd’hui, à chaque fois que l'on découvre un baril de pétrole, on en consomme 4 !

 

Alors que nous vivons dans une société petro-dépendante, les conséquences économiques, sociales deviennent de plus en plus catastrophiques pour l'humain tout en continuant à détériorer l'environnement.

 

Car le prix de l’essence qui pèse toujours plus lourdement sur le budget de millions de ménages, constitue un révélateur saisissant des liens entre nos vies quotidiennes et l'exploitation des ressources naturelles.

 

Pour les écologistes, des mesures comme la TIPP flottante ne sauraient constituer une réponse parce qu'elles ne feraient que reculer le problème en masquant artificiellement la hausse et en retardant les modifications de nos modes de vie qui seront inévitables d'ici deux décennies, voire moins.

 

Les écologistes apportent, au contraire, des réponses concrètes et viables pour répondre à la crise énergétique. Elles s'inscrivent dans une remise en question de nos modes de consommation et dans une politique globale de transition énergétique axée autour de 3 axes majeurs :

 

Les transports :

 

  • Donner un coup d’accélérateur majeur au développement des transports collectifs accessibles à tous.

 

  • Favoriser les modes de déplacements doux dont l'utilisation du vélo. Le développement du vélo est d'autant plus nécessaire dans nos villes congestionnées par les embouteillages.

 

  • Transporter efficacement et sobrement les marchandises en développant les transports par voies ferrées, maritimes, fluviales tout en incitant les circuits-courts de production industrielle et agricole.

 

L'urbanisme et l'aménagement du territoire :

 

  • Repenser l'organisation actuelle de nos agglomérations en arrêtant l'étalement urbain, consommateur d'espaces naturels et générateur de déplacements en voiture, et en réalisant la ville des "courtes distances", ville plus compacte, plus associée, favorisant les déplacements à pied, à vélo, en transport en commun.

 

L'habitat :

 

  • Investir massivement dans la réhabilitation des bâtiments afin de lutter contre les gaspillages énergétiques et les dépenses de plus en plus lourdes pour les ménages.

 

Les énergies renouvelables :

 

  • Développer la production d'énergie à partir d’énergies renouvelables assurées par l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse et le biogaz. Le développement de ces énergies renouvelables est aujourd'hui techniquement possible mais nécessite la mise en place d’un contexte économique et réglementaire adapté.

 

  • Assurer une politique industrielle volontariste de soutien aux filières d’énergies renouvelables : aides à la création d’entreprise, efforts de recherche...

 

Qu'on le veuille ou non, ces mutations sont donc incontournables. Nous devons faire preuve de volonté politique et d'innovation pour nous engager sur la voie du développement durable et soutenable pour demain et les générations à venir.

 

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