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13

juil.

2012

L'Économie Sociale et Solidaire, de Nantes au Ministère

Lors de la constitution du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Benoit Hamon a été nommé ministre délégué en charge de l'Économie Sociale et Solidaire (ESS). Pour les écologistes, le choix de désigner une figure nationale à ce ministère et le rattachement de l'ESS au ministère de l'économie et des finances, sont les signes d'une volonté forte de donner les moyens nécessaires au développement de ce secteur sous-estimé.

Les origines nantaises de la politique de soutien à l'ESS 

 

Cette reconnaissance institutionnelle est due, en partie, à la vitalité d'une politique à la nantaise avec Jean-Philippe Magnen, conseiller municipal Europe Écologie – Les Verts en charge de l'Economie Sociale et Solidaire et vice-président de la région Pays-de-la-Loire, élu en 2001 puis réélu en 2008. Durant ses deux mandats, il a impulsé la structuration d'une politique publique locale qui a permis à l'ESS de connaître un essor important dans l'agglomération nantaise .

 

 «Les écologistes soutiennent cette économie parce qu'elle crée des emplois non délocalisables et de la richesse. L'ESS est porteuse de nombreuses expérimentations qui montrent qu'il est possible de faire autrement, de manière viable sur le plan économique, tout en respectant l'homme et l'environnement. C'est une forme durable de développement économique, local et solidaire, qui met en exergue d'autres indicateurs de richesse que le PIB ou les ratios financiers. Souvent émergentes, elles répondent à l'évolution des besoins des habitants et font écho aux politiques que l'on mène. Il faut les soutenir pour que ces initiatives durent. Nantes Métropole consacre 1,6 millions d'euros par an au développement de l'ESS. Le futur pôle de coopération en est une nouvelle étape. Ce lieu sera unique en Europe par son ampleur et sa forme», déclarait Jean-Philippe Magnen, dans une tribune du magazine municipal Nantes Passion (Novembre 2011).

 

Retour sur un bilan de 10 ans...

 

Une politique de développement en lien avec l'humain et les territoires

 

En 2006, l'événement grand public, Les Écossolies, a fait date avec 30 000 participants et 570 structures impliquées. Cette manifestation a permis une valorisation de la dimension de l'Économie Sociale et Solidaire et une consolidation du réseau d'acteurs.

 

Depuis 2008, l'Autre Marché de Noël, s'installe à Nantes et propose des produits créés et commercialisés dans le respect des valeurs portées par l'Économie Sociale et Solidaire.

 

2 plans triennaux d'actions et de soutien ont été élaborés avec les acteurs locaux. L’objectif majeur de ces plans est de donner un cadre politique et durable à l’engagement métropolitain pour le développement de L’ESS. Cela passe par un soutien aux initiatives émergentes , un développement d’outils financiers solidaires dédiés à l’ESS, le déploiement au niveau micro-local de « lieux collectifs de proximité », etc…  En 6 ans, rien que sur l’appel à projets ESS, cela a permis de soutenir directement 75 initiatives innovantes dans des domaines tels que le recyclage des déchets, la réduction de la fracture numérique, ou la création de nouvelles formes d'accès au logement. Des dispositifs structurants ont également permis la création de 96 emplois tremplins et d'accompagner le développement de coopératives avec une attention particulière aux entreprises en difficulté.

 

La prochaine étape est l'ouverture du pôle de coopération à Nantes. Dédié à l'Économie Sociale et Solidaire, il s'agit d'une ruche où les entrepreneurs locaux pourront à la fois créer et développer leur entreprise mais aussi se former, fabriquer, vendre et acheter des produits ou des services innovants et socialement responsables.

 

Une économie fondée sur des valeurs humaines et sociales

 

Pour les élu.e.s EELV de Nantes la reconnaissance de l'économie sociale et solidaire, est autant une victoire d'idées qu'une reconnaissance du travail accompli sur le terrain. Durant l'élection présidentielle, les candidats n'ont eu de cesse de débattre sur la relocalisation de l'économie. Ce n'est pas une préoccupation conjoncturelle pour les écologistes qui, depuis plus de 10 ans, œuvrent dans les collectivités locales à mettre en place des politiques structurantes allant dans le sens d'une économie socialement innovante et ancrée sur les territoires.

 

«La crise actuelle du capitalisme constitue une « opportunité » historique pour affirmer, faire connaître et reconnaître l'Économie Sociale et Solidaire, une économie offensive mais ouverte, qui travaille à son propre développement, interroge et améliore ses pratiques, et œuvre aussi à une transformation sociale, écologique et démocratique de l’économie globale, en alliance avec les acteurs locaux», souligne Jean-Philippe Magnen.

 

Pour que l’ESS change d’échelle et puisse réformer en profondeur le mode de fonctionnement de l'économie, plusieurs défis majeurs devront être relevés dont la présentation d'une loi-cadre, d'ores et déjà annoncée parmi les premières orientations de Benoît Hamon devant le Conseil Supérieur de l'Économie Sociale et Solidaire.

 

Sur la méthode, il sera nécessaire de s’appuyer sur les réseaux d’acteurs de l'ESS et les initiatives territoriales pour bâtir ce projet de loi-cadre.

 

Mais l'économie sociale et solidaire relève aussi bien des grands projets que des petits gestes simples du quotidien. Elle encourage un changement concret de nos comportements en tant que citoyen et consommateur. C’est une citoyenneté responsable que nous voulons mettre en avant : circuits courts, épargne solidaire, économie d’énergie. A chacun de nous d'y prendre sa part !

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